
La remorque était au bord de l'eau, les roues immergées, le bateau dessus. Lorsque j'ai voulu l'attacher à ma voiture, garée en marche arrière sur le slip de mise à l'eau, le frein à main a lâché. La suite est assez simple à imaginer : un grand plouf, quelques jurons bien tournés ... et un carrosse en phase terminale. Mais là n'est pas l'essentiel.
Un frein à main suicidaire ou grabataire ne prévient pas. Le mien a eu néanmoins la délicatesse de jeter ma voiture dans le Grand Large. Pas contre le portail d'une école, ni au bas des falaises d'Etretat ! Non, dans l'eau, en douceur. Avant de réaliser son forfait, il a même pris soin d'attendre que tout le monde soit à l'extérieur, hors de la trajectoire du bolide en furie. Sympa, non ? Lorsque j'ai entendu ce « clac » dont je me souviendrai encore longtemps, je n'ai eu à faire qu'un petit saut sur la droite pour rester en vie.

Tous les freins du monde sont-ils si bons ? Certainement pas. Je suggère donc deux idées très simples à ceux qui veulent sortir leur bateau sur un plan incliné avec leur voiture.
Elles nous arrivent tout droit de chez Mathusalem :
- une petite cale en bois que l'on peut placer derrière les roues …
- et un maximum de prudence.